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Last straight line est le premier album du trio des Vosges, et quel album ! Melting-pot parfait entre les mélodies "pop punk" héritées de Samiam (l’intro de "last straight line" est un régal) et la fougue de leurs aînés les Burning heads ou bien encore un petit quelque chose de Second rate. Les chansons sont plutôt courtes mais extrêmement variées, ces beignets là nous délectent de mises en place subtiles, de riffs de guitares alléchants et de montées aussi inattendues que jouissives.
Mais les Flying donuts ont également un son, une "patte" qui leur est propre, pas évident pour un premier album me direz-vous. Il n’en est rien, la guitare vrombit littéralement, ils imposent "leur" originalité. Et, en plus d’être bien ficelées, les compos recèlent des perles de mélodies, à en faire des colliers pour toute la famille (excusez mon excès de métaphores). Non vraiment, il y a une grosse dose de talent, si ce n’est du génie dans les compositions des Flying donuts ; une originalité qu’on ne retrouve pas à chaque coin de premier album.
Le chant quand à lui n’est pas toujours extraordinaire, les paroles ne sont pas des chefs d’oeuvre de poésie, mais est-ce bien là le but recherché ? Les mélodies sont entraînantes, entêtantes même, difficile de se sortir "Lifestyle" ou "Before the end" de la tête.
Reste le vilain petit canard, le mouton noir de cet album, sans doute fait pour se réconcilier avec ses copains « coreux ». "Too long", un morceau ou les Donuts ont laissé leurs micros au chanteur d’Asscom et à celui des (talentueux) Gravity slaves. Tout bonnement excellent, et démontrant par la même occasion une ouverture musicale inattendue et plus que sympathique ! Comme on dit chez nous : "On en redemande, et par paquet de 100 !"